14.02.2011
Les charlatans de la santé
«Ils ont tué ma mère»

La nouvelle médecine germanique, une pseudo "médecine qui tue". Interview de Nathalie de Reuck, une journaliste qui a perdu sa maman à cause d’un cancer du sein non soigné. Elle raconte son histoire. (Paru dans le Télépro, janvier 2011).
Votre maman, Jacqueline Starck, est partie dans des circonstances effroyables…
Ma mère est effectivement décédée d’un cancer du sein en 2007. Ce n’est certes pas la seule dans le cas, mais des «thérapeutes» alternatifs l’avaient convaincue de ne pas se soigner. Elle a juste appliqué du citron et de l’oignon sur la tumeur devenue une plaie à vif de deux centimètres. Son bras gauche était gonflé. Elle avait des ganglions dans le cou… Elle a souffert. Elle est décédée à 60 ans.
Comment est-il possible de suivre les conseils de charlatans ?
Ce n’est pas si simple. Les gens qui la conseillaient ne se présentaient évidemment pas comme des charlatans. En réalité, tout est parti d’un ostéopathe bruxellois radicalement opposé à la médecine traditionnelle. Cet homme était un ami de la famille depuis une dizaine d’années. La petite boule au sein ? Il lui a d’emblée expliqué qu’il s’agissait probablement de la manifestation d’un conflit avec une autre personne. Le corps réagirait ainsi. Il a ensuite affirmé que ce n’était pas grave, que nous faisions tous de petits cancers plusieurs fois par an. Il a estimé que toutes les manifestations physiques (même la douleur) sont considérées comme positives, car on met le doigt sur le problème. Ma maman a ensuite été mise en contact avec d’autres thérapeutes du même tonneau qui ont abondé dans le même sens. Elle a été complètement manipulée au point de ne pas se soigner durant un an et demi. Le nom de nouvelle médecine germanique n’a jamais été prononcé.
La nouvelle médecine germanique ?
C’est une doctrine créée par Ryke Geerd Hamer, un ex-médecin allemand qui s’est réfugié en Norvège. A l’entendre, le sida, le cancer ou même le rhume, ça n’existe pas. Il affirme qu’il y a un conflit à l’origine du mal et que, si on arrive à résoudre ce conflit, la maladie disparaît. On parle aussi de Biologie totale. Des thérapeutes autoproclamés et même une poignée d’infirmiers et des médecins diffusent cette théorie. Il s’agit de personnes déçues par les limites de la médecine traditionnelle, car elle n’a pas réponse à tout. Il est aussi question d’un jeu de pouvoir sur des êtres humains : certains préfèrent se muer en gourou plutôt qu’un bon docteur.
Ces gourous ont tué votre mère…
Oui, c’est d’ailleurs le titre de mon livre («On a tué ma mère», éditions Buchet-Chastel).
Tout a commencé avec une petite boule au sein, vraiment minuscule. On ne la sentait que lorsqu’on palpait le sein. Ma mère aurait dû se diriger vers la médecine traditionnelle, mais l’ostéopathe bruxellois lui a conseillé de ne faire ni de la chimio ni de passer des radios. La médecine traditionnelle sans doute pu la sauver. Ce type de cancer hormonal est guérissable s’il est pris à temps.
Votre maman était-elle naïve ?
Pas du tout ! Ma maman était ouverte vers l’extérieur, assez en éveil. Elle possédait cette curiosité et un bagage intellectuel qui la poussaient à s’interroger et à aller plus loin. Les personnes qui tombent dans ce genre de dérive sectaire ne sont pas particulièrement naïves. Au contraire. Mais elles ont déjà été en contact avec d’autres méthodes alternatives pour soigner de petits soucis de santé ou des problèmes de déprime. C’est pourquoi elles peuvent tomber facilement sous la coupe de mauvais thérapeutes. Il faut aussi que ces victimes possèdent assez d’argent pour payer les charlatans. Ma mère a en outre dépensé un minimum 10.000 euros pour ces consultions bidons. Les contacts, à la fin, se réalisaient par téléphone. Il y en avait jusqu’à une quinzaine par jour, dont de nombreux étaient rémunérés.
Comment cela s’est-il terminé ?
Ses thérapeutes l’ont abandonnée quelques semaines avant qu’elle ne décède, affirmant qu’elle «voulait» être malade. C’était tout le contraire. Elle avait d’ailleurs écrit dans son agenda : «Lors de la troisième consultation chez le docteur N. (un des charlatans), il m’a demandé si je voulais réellement guérir et si j’avais de la volonté. J’ai répondu par l’affirmative aux deux questions. Il m’a alors dit que je devais stopper mes médicaments en ajoutant que ce serait pénible. J’ai refait, après tant d’erreurs, confiance à un médecin. Je voulais tellement guérir.» Au final, lâchée par ses gourous, elle a alors enfin accepté de se rendre dans un hôpital. Mais il était bien trop tard. Elle a alors appris, à son plus grand étonnement, qu’elle souffrait d’un cancer. Elle a compris sur le tard la supercherie. Elle m’a demandé de l’aider à faire éclater la vérité pour empêcher que cela se reproduise. Il est toujours délicat d’avancer des preuves dans ce genre d’affaires. Heureusement, elle avait pris des notes et enregistré les conversations.
Le procès Louis Vliegen
En Belgique, le titre de psychothérapeute n’est pas protégé. Louis Vliegen, assistant social de formation, s’est donc attribué la qualité ronflante de «psychothérapeute en gestalt avec décodage psycho-biologique». Un procès concernant cet homme est en cours à Liège. Les faits reprochés ? Exercice illégal de l’art de guérir, coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner et escroquerie. Louis Vliegen donne toujours des conférences en s’inspirant des «travaux» décriés de Claude Sabbah, le chef de file de la mouvance sectaire «biologie totale des êtres vivants». La Justice reproche à Louis Vliegen, 55 ans, d’avoir incité des patients à arrêter leur traitement. A la poubelle donc les médicaments et autres radiothérapies ! Une dame souffrant d’un cancer en serait morte et la famille a déposé plainte. Louis Vliegen nie les faits qui lui sont reprochés. La vérité judiciaire éclatera bientôt.
Morte à 12 ans
Des mises en garde contre la nouvelle médecine germanique et la biologie totale commencent à fleurir. Le blog «seulomonde.canalblog.com» est un des plus complets en matière d’information sur ces dérives. On y apprend notamment que Susanne, 12 ans, est une des plus jeunes victimes de la nouvelle médecine germanique. Les parents de Susanne ont suivi les conseils du «bon» docteur Hamer. Ils ont abandonné les traitements alors que l’enfant avait 70% de chance de guérir : «Aucune thérapie n’avait été poursuivie», peut-on y lire. Les parents ont volontairement soustrait la petite aux traitements de l’hôpital. Résultat ? «La tumeur avait de nouveau grossi et s’était aussi propagée à d’autres organes, si bien que la situation avait empiré.» La pauvre enfant est décédée.
Hamer est toujours influent depuis la Norvège. Il y aurait 100.000 adeptes de ses théories abracadabrantesques, rien qu’en Allemagne.
12:51
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02.07.2010
Vigneron flémallois
Jean-Luc Franck est le vigneron du Haut-Rognac à Flémalle. Il produit du vin rouge et blanc sur des terres qui connaissent la culture de la vigne depuis des siècles. La région expérimente le renouveau viticole. Plongée dans le passé et le présent de la vigne en pays de Flémalle.
Jadis, toute la rive gauche de la Meuse était recouverte de vignes. Plusieurs rues de Flémalle portent encore le nom de cette époque pas si révolue que ça. A la fin du 17e siècle, des religieux de l'ordre de Cîteaux ont fondé à Seraing l'abbaye du Val Saint-Lambert. Jusqu'à leur expulsion au moment de la Révolution française, ces moines ont produit du vin destiné à la liturgie. La production était importante. Sur les coteaux de la vallée de la Meuse, elle remonte au 6e siècle, au moins. Il est vrai que cette culture a périclité au 19e avec les importations de vin de France. Mais la passion du raisin a repris le dessus. Planter sa vigne et produire du vin, voilà un phénomène qui prend de l'ampleur dans nos régions.
Jean-Luc Franck en témoigne, ce Flémallois est vigneron à ses heures perdues. Il travaille un ancien vignoble de 30 ans à Flémalle-Grande. L'étiquette de son vin porte d'ailleurs le nom de Haut-Rognac. Il a itou replanté 1.200 pieds sur les Awirs. Il produit du vin blanc et du vin rouge. Deux cépages ont surtout été plantés : du pinot gris et du chardonnay. Ils sont adaptés à notre climat.
"C'est une passion qui prend du temps. Tous mes loisirs y passent, mais cela me procure du plaisir et bien des relations humaines chaleureuses", explique Jean-Luc Franck. Le vigneron est, à ce sujet, membre de la confrérie des Cuveliers de Cîteaux et Serranius qui défend les vins de chez nous.
Mais le terroir wallon est-il favorable à une production qu'on associe plus volontairement à la Bourgogne ou à la Gironde ? Notre climat n'est finalement pas très différent de celui de l'Alsace réputée pour ses vins blancs. Et avec le réchauffement climatique (bien que cette année soit particulièrement froide), la météo est plus propice à la culture de la vigne. Dans les régions de tradition viticole, en un siècle, deux semaines ont été gagnées sur la cueillette du raisin. La vigne revient donc en force dans des pays d'où elle avait quasiment disparu comme la Belgique.
"Nous produisons environ 1.000 bouteilles par an", raconte M. Franck. "Le vin est essentiellement distribué auprès des amis. Il faut aussi remercier l'Office du tourisme de Flémalle qui fait la promotion des produits locaux. Nathalie et Simon de l'Office ont une démarche très dynamique."
Jean-Luc Franck a demandé une appellation de qualité AOC "Côtes de Sambre et Meuse" pour deux cépages.
16:03
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05.06.2010
Des permis pour polluer
Étonnant, le Luxembourg émet le plus de CO2 par habitant. Paru en novembre 2009, Télépro.

Avec ses airs de petite Suisse, le Grand-duché de Luxembourg remporte la palme du pays le plus… énergivore d’Europe ! C’est le constat que tire «Avenue de l’Europe» sur France 3, ce samedi à 18.35. Le reportage s’inscrit dans l’actualité des changements climatiques. La conférence de Copenhague, organisée sous l’égide de l’ONU, se tient du 7 au 18 décembre prochain.
Les statistiques européennes ont dressé, en 2006, le hit-parade des pays qui polluent le plus en rapport à leur population. Le Luxembourg arrive largement en tête avec 25,6 tonnes d’émissions en CO2 par habitant. Il est suivi de très loin par la Finlande (12,9), puis l’Estonie (11,9) et la Belgique (11,3). L’Allemagne produit 10,7 tonnes d’émissions en CO2 par habitant, La France seulement 6,4. Des pays comme la Roumanie (5,1) et la Lettonie (3,6) ferment la marche.
Cela veut-il dire que les Luxembourgeois sont de gros pollueurs et que les Français sont des modèles en matière d’écologie ? Ce n’est pas si simple… Le CO2 émis par les carburants est comptabilisé là où il est vendu. De nombreux Belges et Français font le plein au Luxembourg où les taxes sur les carburants sont moindres. Cela augmente fortement le ratio luxembourgeois. On y vend aussi plus d’alcool qu’ailleurs pour les mêmes raisons fiscales. Nos voisins grand-ducaux ne sont pas des ivrognes pour la cause.
Et puis le Luxembourg, avec ses 493.500 habitants, compte une industrie sidérurgique. Elle est fortement énergivore, c’est-à-dire qu’elle utilise beaucoup d’énergie. Mais attention, tout dépend de l’origine de l’énergie. La France, autre exemple, fait partie des pays les mieux classés en matière de rejets de CO2. Car l’Hexagone, nation bien plus vaste et plus peuplée, produit surtout son électricité grâce à de l’énergie nucléaire. Les centrales atomiques rejettent très peu de dioxyde de carbone, un des gaz responsables de l’effet de serre. La gestion des déchets nucléaires est par contre une autre problématique.
Tous ces classements et réflexions sont surtout alimentés depuis le protocole de Kyoto en 1998. Il n’a jamais ainsi été autant question d’empreinte écologique et d’économie de tonnes de CO2. Et pour point de comparaison, 410 litres d’essence c’est aussi 1.000 kg de CO2. Une tonne de ce gaz remplit un volume d’environ 535 m³ à température ambiante au niveau de la mer.
Kyoto a surtout incité les nations industrialisées à mettre sur pied des permis de… polluer ! Les entreprises (aciéries, cimenteries et usines d’électricité en tête) ont reçu un quota pour émettre du CO2 dans l’atmosphère. Si elles le dépassent, elles doivent acheter des permis de polluer, notamment aux firmes plus vertueuses en la matière. Il s’est ainsi créé une bourse de la tonne de carbone qui se négocie pour le moment à environ 14 euros. L’objectif d’une telle bourse est d’inciter les industriels à réduire leurs rejets selon le principe du pollueur-payeur.
La bourse au CO2 se fait également au niveau des États et pose des questions d’éthique. Car les pays les plus riches peuvent acheter des droits de polluer. Des exemples ? Le Japon a acquis des droits d’émissions polluantes dévolus à la Hongrie. La Région wallonne, compétente pour cause de régionalisation, a déjà fait l’acquisition d’un droit de polluer au Sénégal.
Ces droits sont fortement liés à la conjoncture économique. Si la Wallonie s’est engagée à réduire de 7,5% de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2012, rien que la mise sous cocon du haut-fourneau 6 ArcelorMittal de Seraing et le ralentissement économique lui permettront d’y arriver. Sans beaucoup d’autres efforts. Quant aux États-Unis, premier pollueur mondial, il risque bien d’être dépassé par la Chine, le nouveau riche. Cette nation s’industrialise à la vitesse du dragon, tout comme l’Inde et le Brésil.
11:24
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25.05.2010
Routes wallonnes
Éteins la lumière ! 
17:48
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03.05.2010
Boncelles
Le fort de Boncelles
Les rues du Commandant Charlier, du Tige Blanc et du Voisinage de la Tour forment un cœur vu du haut. Si le quartier est devenu un beau lieu résidentiel, ce cœur renferme les vestiges du Fort de Boncelles où sont morts des héros, dont le Commandant Charlier. Ses paroles étaient : "Me rendre ? Jamais !"

La tour d'air du Fort de Boncelles s'observe de loin. Vestige des guerres mondiales, elle est criblée d'impacts. Elle laisse entrevoir son dense maillage d'acier. Lors de journées du patrimoine, M. Alexandroff (asbl La Tour d'Air) a présenté ce lieu au public. "Il s'agit d'un grand fort armé de deux canons jumelés de 150 mm sous coupole, de quatre canons de 120 mm répartis dans 2 coupoles et enfin de deux coupoles armées chacune d'un obusier de 210 mm. Quatre tourelles à éclipse protégeaient des pièces à tir rapide... Le sous-sol de Boncelles étant fortement aquifère, il n'a pas été possible de creuser le réseau inférieur. Seule exception, la galerie d'air profonde. La tour d'air se trouve au milieu des champs. Elle captait l'air frais."
Après de longues années d'abandon, le fort fut vendu en 1984 par l'armée à un promoteur qui y construisit un lotissement et entreprit de combler les fossés. Actuellement, projet de création d'un musée historique dont le but sera de sauver les derniers vestiges militaires situés sur la Commune de Seraing et liés à l'ancien Fort de Boncelles et de créer des espaces d'expressions.
Sous la houlette de Sergeï Alexandroff, l'asbl "La Tour d'air" érige un centre touristique sur le site du fort de Boncelles. Une partie des travaux a déjà été réalisée (voir l'arrière-plan de la photo).
"La Tour d'air" a été constituée en 2001. Elle a pour but la création d'un centre d'interprétation touristique sur le fort Boncelles. Si les travaux ont pris du retard à cause d'un problème d'architecte, un nouveau permis d'urbanisme octroyé accélère le mouvement. Dans quelques mois, le projet sera sans doute bouclé.
"Nous souhaitons proposer un parcours didactique dans le périmètre du futur centre touristique", détaille Sergeï Alexandroff. "Plusieurs objets seront mis en valeur dont d'anciens canons de type 88 ayant participé à la bataille des forts de Liège en mai 1940." Il y aura diverses bombes neutralisées, la mise en valeur d'un puits d'aération construit par l'armée allemande en 1915, des monolithes de béton marqués par des explosions, des indications sur les batailles de 1914 et 1940, etc."
Des canons du Mur de l'Atlantique
Des canons du Mur de l'Atlantique sont à Boncelles. Ils seront montrés sur le site du futur musée historique du fort de Boncelles entrepris par Sergeï Alexandroff, cheville ouvrière de l'asbl La Tour d'Air. Après 1945, ils ont été acquis par l'armée espagnole avant d'être racheté par l'asbl.
Autre élément insolite, il existe à Etterbeek (Bruxelles), une rue du Fort de Boncelles. Une manière de rendre hommage à la résistance historique, dont celle du Commandant Chalier (mort en ‘40 lors de la prise du fort par les Allemands) et de ses hommes.
15:34
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12.04.2010
Pollution air bureau

Les employés d’un bureau peuvent souffrir de maux de tête et de nausées à cause de leur environnement de travail. Ces désagréments sont causés, en tout ou en partie, par des contaminants de l’air intérieur. Il s’agit souvent d’un manque de ventilation des bâtiments. Ces derniers sont de plus en plus hermétiques pour cause de chasse au gaspillage énergétique.
Syndrome malsain
Il est question de "sick building syndrome", de syndrome des bâtiments malsains. Plusieurs employés deviennent par exemple sujets à des vertiges, à des réactions allergiques. Ils toussent. Ils sont particulièrement fatigués. La présence de micro-organismes, de champignons et de moisissures dans les locaux entraîne ces conséquences. Ils se développent spécifiquement dans les endroits clos et lorsque la température est supérieure à 22°C. Ce cocktail est d’autant plus pervers qu’il s’alimente des poussières du papier et des vapeurs des produits de nettoyage. Les composés organiques volatils (COV), soit les solvants volatils des feutres, les émanations des cartouches des photocopieuses et des imprimantes, sont d’autres ennemis des voies respiratoires. Il n’ya a pas 36 solutions pour éviter ces troubles. Ouvrir une fenêtre, aérer naturellement si cela est possible, même en hiver, voilà finalement le comportement le plus sain à adopter. Et dans les lieux clos, l’installation d’un système d’aération performant s’impose. L’emploi de produits d’entretien et de consommables plus naturels peut, pour le reste, aider à combattre le problème.
Le cas formaldéhyde
D’autres éléments nocifs sont généralement bien plus actifs dans les bureaux que dans les habitations privées. C’est le cas du formaldéhyde. Ce gaz incolore et irritant (HCHO), employé en solution comme désinfectant (formol), est présent dans bon nombre de panneaux agglomérés, notamment à cause des colles. Ces panneaux sont à la base de très nombreux meubles de bureau. Le formaldéhyde se retrouve aussi dans le papier blanchi et des cartons, dans des tissus spéciaux d’aménagement, dans des peintures, dans des moquettes, etc.
Ce formaldéhyde s’échappe petit à petit du mobilier de bureau. Son odeur peut être irritante, particulièrement lorsque le mobilier est neuf. Ces panneaux de type MDF contiennent 10mg de formaldéhyde pour 100g de bois aggloméré. Un meuble en cette matière peut diffuser du formaldéhyde durant près de 15 ans, mais c’est surtout les premières semaines qu’il s’en exhale le plus.
Quels sont les risques pour la santé ?
Il s’agit de symptômes respiratoires accrus et d’allergies, singulièrement chez les personnes déjà sensibles comme les asthmatiques. Il peut apparaître des sensations de picotements, après plusieurs heures dans un environnement contaminé, au niveau des yeux, de la gorge et du nez. Et si le formaldéhyde est cancérogène, pas de panique, il l’était surtout dans des milieux industriels, comme jadis dans les usines de panneaux agglomérés.
Comment réagir ?
Il faut varier les matériaux. Certains fabricants de meubles utilisent uniquement des panneaux très pauvres en formaldéhyde (classe E1).
L’aération est tout aussi primordiale que dans les autres cas de pollutions intérieures. La concentration dans l’air en formaldéhyde augmente avec le manque d’aération. La NASA, qui a mené des études sur les pollutions intérieures, estime que de plantes comme le ficus et le palmier nain éliminent une partie des gaz nocifs. Paru en nov. 2009 dans Union & Actions
07:35
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30.03.2010
Famines
La planète a faim, à qui la faute ?

Le prix du riz a augmenté de 75% sur les marchés mondiaux depuis le début de l’année. Celui du blé a flambé de 120% en 2007. Les plus pauvres n’arrivent plus à se nourrir. Analyse d’une catastrophe. (Ecrit en juin 2008 pour le Télépro).
La FAO, l’Organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture est inquiète. Elle l’a rappelé lors du dernier sommet de Rome, début juin. La planète vit une crise alimentaire qui met en danger 100 millions de personnes en plus des 854 millions souffrant déjà de malnutrition dans le monde. Des émeutes de la faim ont secoué plusieurs pays en développement où chaque augmentation des denrées est un nouveau drame. Là, dans les régions les plus déshéritées, de 70 à 90% du revenu familial est consacré à la seule nourriture. À titre de comparaison, les dépenses en aliments atteignent seulement 15% en Belgique où la question du pouvoir d’achat est au cœur de l’actualité. Ces dernières années avaient pourtant été marquées par des problèmes d’excédents alimentaires et de dégringolades des prix des céréales sur les marchés internationaux. Mais voilà que le phénomène s’est en partie inversé. Et c’est toute la sécurité alimentaire de la planète qui est désormais menacée. Comment en est-on arrivé là ? Nous avons demandé des réponses à Arnaud Zacharie, spécialiste du sujet, secrétaire général du CNCD - 11.11.11 (coopération au développement).
Les mauvaises récoltes expliquent-elles la crise ?
Pas entièrement. Le marché des céréales s’est totalement mondialisé. Les récoltes médiocres en Ukraine et en Australie, ainsi qu’une demande de plus en plus forte, ont eu des conséquences. Mais les racines du problème sont plus profondes. Elles remontent à plus de 25 ans. De nombreux pays pauvres n’ont plus investi dans les cultures vivrières. Car ils ont été alimentés en produits agricoles à bas prix en provenance des États-Unis, d’Europe, de certaines contrées asiatiques comme la Thaïlande... Ces denrées d’importation étaient moins onéreuses que celles produites par les paysans du cru.
Cette concurrence a tué à petit feu les agricultures locales…
Les excédents agricoles de nos pays ont disloqué le marché. Prenons l’exemple du poulet : les industriels en retirent le blanc qui est prisé chez et envoient le reste, la carcasse, à un prix cassé en Afrique. Le producteur régional de poulets est ainsi plus cher. Les exploitants ne savent plus gagner leur vie en cultivant la terre ou en faisant de l’élevage. Cela provoque un immense exode rural et, inévitablement, une baisse de la production des matières premières alimentaires. L’Afrique a connu et connaît encore une importante urbanisation. Les anciens campagnards fuient dans les bidonvilles de villes qui se muent en mégalopoles. Ce n’est pas un hasard si, sur les 854 millions de personnes qui souffrent de la fin dans le monde, les deux tiers sont des agriculteurs des pays en développement. La situation est particulièrement critique dans une quarantaine de nations.
Les agrocarburants, c’est-à-dire les carburants produits à partir de matières agricoles, sont mis à l’index…
Ils ont été considérés comme la panacée et les voilà maintenant désignés comme la cause de tous les maux. Tout n’est pas aussi simple. Il faut relativiser, car les agrocarburants ne représentent qu’un pourcentage infime des terres cultivées. C’est marginal en réalité. Mais comme le secteur a été présenté tel le nouvel eldorado de l’énergie, il a aiguisé les appétits des fonds d’investissement. Et cela a également contribué à l’augmentation des prix des matières agricoles. N’oublions pas que le pétrole a aussi sa part de responsabilité. L’envolée du prix du baril n’est pas sans conséquence. L’agriculture intensive a besoin de carburant pour faire tourner ses engins. Elle est tributaire des engrais (souvent des dérivés du pétrole, ndlr), des transports, etc.
Qu’en est-il de la spéculation ?
Les tensions sur les stocks des matières alimentaires ont certes provoqué une hausse des cours, mais d’autres facteurs sont à prendre en compte comme la spéculation. Des «investisseurs», notamment refroidis par la débâcle de l’immobilier américain, ont décidé de jouer avec ces matières premières qui se révèlent être désormais des valeurs refuges très à la mode. Des fonds d’investissement spéculent sur la nourriture déclenchant une envolée des prix. Qu’arrivera-t-il quand cette bulle spéculative éclatera, tout comme la bulle internet s’est déjà déchirée ? Il y aura probablement une chute des prix, mais rien ne sera réglé jusqu’à la prochaine crise. Il est aujourd’hui nécessaire de réguler les prix au niveau mondial. La sécurité alimentaire de la planète l’exige. Il faut parvenir à donner un revenu suffisant aux cultivateurs tout en protégeant le consommateur. Ce n’est pas utopiste : l’autonomie des pays pauvres en matière d’agriculture, leur souveraineté alimentaire, est un but à poursuivre. Les paysans ne devraient plus abandonner le travail des cultures vivrières par manque de rentabilité. Nous pensons qu’une partie de l’aide au développement, environ 15%, devrait être consacrée à cette problématique.
La Chine plus gourmande
Si de mauvaises conditions climatiques, et donc de faibles récoltes, peuvent expliquer en partie la crise alimentaire, d’autres facteurs entrent en ligne de compte. Les observateurs ont assisté à des changements brusques dans les habitudes alimentaires de plusieurs pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil, etc. Les habitants de ces pays, en devenant globalement plus riches, absorbent de plus en plus de viande et de produits laitiers.
Conséquences ? Il faut généralement dépenser dix kilos de blé pour produire un kilo de viande. Alors quand la Chine voit sa consommation de viande multipliée par 2,5 en quelques années, ce sont des quantités astronomiques de céréales qui sont englouties par le bétail. À titre d’exemple, un végétarien belge consommerait 180 kg de céréales par an pour se nourrir contre 930 kg pour un consommateur en version «carnassier».
18:27
Écrit par R.My
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24.02.2010
Murs végétaux
Quentin Halot, créateur d'espaces vert…icaux |

